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Lyon Part-Dieu ou Perrache : pourquoi la ville a deux gares, et laquelle choisir

RC
Redaction CityFact
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L'essentiel

Lyon a deux gares TGV parce que Perrache (1857), gare historique de la Presqu'île, a perdu son monopole avec l'arrivée du TGV Paris-Lyon en 1981 et l'ouverture de Part-Dieu en 1983, pensée comme hub de correspondances. Résultat en 2024 : 42,4 millions de voyageurs pour Part-Dieu contre 7,87 millions pour Perrache, selon les données SNCF.

Mis a jour le · 5 sources citees

Deux gares pour une seule ville : comment en est-on arrivé là

Lyon n'a pas toujours eu deux gares TGV en concurrence. Jusqu'au début des années 1980, Lyon-Perrache, ouverte en 1857 sur la Presqu'île, faisait office de gare unique de l'agglomération : construite en dix-huit mois par l'architecte François-Alexis Cendrier — le même qui dessinera plus tard la gare de Lyon à Paris —, elle a été bâtie surélevée de six mètres au-dessus du sol, créant la fameuse coupure « derrière les voûtes » entre le nord et le sud de la ville, selon les informations publiées par Lyon Confluence.

Le basculement date de la mise en service du TGV Paris-Lyon en 1981, puis de l'ouverture de Lyon-Part-Dieu en juin 1983 à l'emplacement de l'ancienne gare des Brotteaux, rappelle Wikipédia. Pensée pour devenir un nœud de correspondances plutôt qu'un simple terminus, Part-Dieu a capté l'essentiel du trafic grande vitesse en quelques années, reléguant Perrache à un rôle plus secondaire pour les trajets longue distance.

Part-Dieu, la gare qui a pris le pouvoir

Les chiffres racontent l'ampleur du basculement. Selon les données de fréquentation publiées par la SNCF et reprises par Wikipédia, la gare de la Part-Dieu a accueilli 42,4 millions de voyageurs en 2024, contre 40,1 millions en 2023 et environ 32,4 millions en 2015 : une croissance continue qui en fait la première gare de France hors Île-de-France et l'un des tout premiers hubs de correspondance TGV en Europe. LyonMag évoque de son côté un flux quotidien de 160 000 usagers et 511 trains par jour, tous services confondus.

Cette montée en puissance s'accompagne d'un chantier hors norme, engagé depuis plus d'une décennie. Après l'ouverture de la Galerie Béraudier en juin 2024 et de la Place Basse avec son accès direct au métro en avril 2025, la SNCF a inauguré le 18 décembre 2025 son hall principal rénové : 1 300 m² de circulation réaménagés, plafond acoustique à éclairage LED adaptatif, panneaux en bois et métal issus du réemploi de matériaux ferroviaires. Le chantier du bâtiment F, 2 000 m² dotés de panneaux photovoltaïques, ouvre une entrée supplémentaire côté nord. Signe de la mutation commerciale du lieu, la maison lyonnaise La Mère Brazier y a installé une épicerie-comptoir, aux côtés d'un nouveau bar à porridge végétarien, selon LyonMag. Depuis 2011 et l'ouverture de la LGV Rhin-Rhône, Part-Dieu est aussi directement relié à Strasbourg, en plus des liaisons vers Paris (2 heures), Marseille (1 h 40), Lille, Nantes (4 h 30), Annecy ou Bruxelles, d'après l'office de tourisme de Lyon.

Perrache, la doyenne qui garde son rôle de proximité

Perrache n'a pas disparu pour autant. La gare continue d'assurer, selon Wikipédia, plus de 320 départs de trains par jour, et Lyon Confluence évoque même jusqu'à 350 circulations quotidiennes en comptant les liaisons TER, Intercités et une partie des TGV vers Paris, Marseille ou Montpellier. Sa fréquentation reste toutefois sans commune mesure avec celle de sa cadette : 7,87 millions de voyageurs en 2024, contre 7,4 millions en 2019 et une chute à 4,3 millions en 2020 sous l'effet de la pandémie, avant un rebond progressif à 7,1 millions en 2022 puis 7,6 millions en 2023, selon les données consolidées par Wikipédia.

Ce que Perrache a gardé, c'est sa position : elle marque l'entrée nord du quartier de la Confluence, à deux pas du Musée des Confluences, et reste la porte d'accès la plus directe vers le sud de la Presqu'île. Un nouveau pavillon voyageurs y a ouvert en 2020 côté sud, et les célèbres escalators sont progressivement remplacés par des rampes pour améliorer l'accessibilité, précise Lyon Confluence. Autre évolution notable : la gare routière grandes lignes, installée à Perrache, doit déménager temporairement au Palais des sports de Gerland dès le 12 janvier 2026, avant une fermeture définitive prévue en 2032 au profit d'un site à Vénissieux, toujours selon Wikipédia.

Quelle gare choisir selon votre trajet

Pour un visiteur, le choix dépend surtout de la destination finale dans Lyon plutôt que d'une préférence générale.

CritèreLyon-Part-DieuLyon-Perrache
Ouverture19831857
Fréquentation 202442,4 millions de voyageurs7,87 millions de voyageurs
Rôle actuelHub TGV national et international, 1ère gare de France hors ParisGare historique, TER/Intercités, une partie des grandes lignes
Quartier desserviPart-Dieu, quartier d'affaires, 3e arrondissementPresqu'île sud, Confluence, 2e arrondissement
À proximitéParc de la Tête d'Or, Institut LumièreMusée des Confluences, cœur historique de la Presqu'île

Pour rejoindre le Vieux Lyon, la Basilique Notre-Dame de Fourvière ou les Théâtres romains de Fourvière, mieux vaut viser un train qui dessert Perrache, plus proche du cœur historique. Pour un rendez-vous professionnel, un hôtel du quartier d'affaires ou une correspondance rapide vers une autre métropole comme Bordeaux, Rennes ou Strasbourg, Part-Dieu reste l'option la plus logique : c'est elle qui concentre l'essentiel des dessertes à grande vitesse. Les deux gares restent connectées entre elles par des trains qui marquent l'arrêt aux deux stations ainsi que par les réseaux de métro et de tramway de l'agglomération, ce qui limite les mauvaises surprises en cas d'erreur de réservation.

Ce qui change en 2025-2026

L'année 2025 marque un tournant pour Part-Dieu, avec l'achèvement de plusieurs séquences du chantier engagé depuis plus de dix ans : Place Basse ouverte en avril, hall principal inauguré en décembre. Une troisième phase de travaux, courant jusqu'en 2030, doit désormais s'attaquer au réaménagement du secteur nord, autour du Lac et de la place Milan. Côté Perrache, 2026 sera l'année du départ de la gare routière vers Gerland, première étape avant sa fermeture définitive programmée pour 2032. De quoi confirmer, dans les données comme dans le paysage urbain, une spécialisation des deux gares qui ne date pas d'hier.

Pour prolonger la visite après la gare : le Musée des Beaux-Arts de Lyon, la Basilique Notre-Dame de Fourvière ou le Parc de la Tête d'Or se rejoignent aisément depuis l'une ou l'autre des deux gares, selon le temps dont on dispose.

Questions frequentes

Pourquoi Lyon a-t-elle deux gares TGV ?
Perrache, ouverte en 1857, était la gare unique de Lyon jusqu'à l'arrivée du TGV Paris-Lyon en 1981. Part-Dieu a ouvert en 1983 pour devenir un hub de correspondances, captant depuis l'essentiel du trafic grande vitesse selon les données SNCF reprises par Wikipédia.
Quelle gare choisir pour visiter le Vieux Lyon ou Fourvière ?
Perrache est géographiquement plus proche du cœur historique de la Presqu'île et du sud de la ville, ce qui en fait un point de départ pratique pour rejoindre le Vieux Lyon ou la Basilique Notre-Dame de Fourvière.
Quelle est la gare la plus fréquentée entre Part-Dieu et Perrache ?
Part-Dieu accueille de très loin le plus de trafic, avec 42,4 millions de voyageurs en 2024 contre 7,87 millions pour Perrache la même année, selon les chiffres de fréquentation compilés par Wikipédia à partir des données SNCF.
Peut-on changer de gare facilement à Lyon si on se trompe ?
Oui : certains trains marquent l'arrêt aux deux gares, et le réseau de métro et de tramway relie Part-Dieu à Perrache, ce qui permet de rejoindre l'autre gare sans difficulté majeure en cas d'erreur d'itinéraire.
Que va devenir la gare routière de Perrache ?
Selon Wikipédia, la gare routière grandes lignes installée à Perrache doit déménager temporairement au Palais des sports de Gerland à partir du 12 janvier 2026, avant une fermeture définitive prévue en 2032 au profit d'un nouveau site à Vénissieux.

Sources

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